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Cinzia Verzierovieille fille et blogueuse désespérée
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Sujet: { MODELE DE PRESENTATION } ( le Jeu 27 Juil - 16:42 )
The truth is I am a toy, that people enjoy ‘til all of the tricks don't work anymore. And then they are bored of me.
ELIOTT WILLIAM BRAXTON
scénario de Milo Ferrucci
identité : Eliott William Braxton. Produit de la société anglaise, patronymes aux connotations aristocratiques. La honte d’une famille conservatrice, outrée par son choix de carrière. Le paternel désappointé par la déchéance d’un aîné ayant suivi la mauvaise voie.

naissance :Vingt-huit tours dans sa spirale précaire, semblant gagner en vitesse à mesure que le sablier s’écoule de manière intransigeante. Le rapprochement de la trentaine a été un choc dont il ne s’est pas encore remis. L’inéluctable se rapproche à grands pas, et les ambitions d’un jeune homme passionné paraissent très loin de l’accomplissement. Dotée de ce charme à la british, les pupilles fendues dans un regard investigateur, le rictus sibyllin. Londres était le royaume originel de ce roi-bouffon, et la nuit froide du 21 décembre 1988 marque le début de son périple.

origines :Les racines enfoncées dans le sol anglais, jusqu’à l’accent conservé dans une arrogance loin d’être dissimulée.

statut :Du surplace, le même cycle infernal. Ça se répète, au point où il s’en lasse. La solitude pour ennemie, et les filles qui s’enchaînent. Une passion qui n’opère pas, et le doute qui le submerge. Pour lui, ces bagatelles n'existent pas du tout finalement, elles ne sont qu’invention farfelue par les hommes qui cherchent à se justifier. Leurs égos nourris par cette attirance à laquelle ils tentent tant bien que mal d’attribuer un nom aussi beau que «l’amour». Il n’appartient à personne, se suffisant et recherchant un remède à sa solitude dans leurs bras et dans leurs draps. Ce n’est pas un salaud, Eliott, mais c’est un monstre d’indifférence. De conquête en conquête, pas pour le sexe mais pour la compagnie. La question ne s’est jamais posée. C’est évident qu’il aime les filles. Ce n’est pas question de fermeture d’esprit, mais jamais il ne s’imaginerait avec un homme. Ou plutôt, c’est ce qu’il s’évertue à penser, plongeant dans le déni de jour en jour jusqu’à s’embourber complètement.

métier :La proie des projecteurs et des groupies attirées par cet inaccessible qu’elles ne peuvent toucher que du regard. Paradant sur les couvertures de magazines et les réseaux sociaux, tantôt beau et mystérieux, tantôt arborant un grand sourire et des muscles entretenus. Son corps ne lui appartiendra jamais plus, chaque détail étudié avec soin par ceux et celles qui le pourchassent sur Instagram et compagnie. Scruté comme un objet qu’on veut à tout prix s’approprier, exposé pour justement susciter cet intérêt malsain pour l’enveloppe corporelle et non la personne.

argent :Neuf ans qu’il s’adonne à ce jeu, et des économies loin d’être négligeables dans ses différents comptes en banque. L’argent qu’il envoie à ses parents est refusé, renvoyé en retour, incapables d’accepter son statut. Et un voleur pour agent qui s’en est tiré avec une part considérable de ses gains. Ce n’est pas tant le fait de perdre le fric qui l’avait blessé, mais le fait de s’être fait trahir et duper ainsi.

à Naples depuis le :Voilà deux ans et demi qu’il avait dégoté ce sublime appartement dans la magnifique ville de Naples. Bon gourmand et amoureux du soleil et de la mer, c’était la destination qu’il s’était fixé. Et il n’avait pas été déçu, au point où il avait décidé de s’installer pour le long terme, loin des souvenirs douloureux des parents en Angleterre.

C’est une bonne personne, Eliott. Il ne faut pas se leurrer, se laisser avoir par la façade qu’il daigne montrer. Il ne faut pas croire ce que les tabloïds s’évertuent à vouloir répéter inlassablement.  C’est un personnage qu’ils veulent lui attribuer, et qui n’est pas vraiment lui. Une image dont ils usent et abusent, qu’ils s’amusent à employer et qui justement le fait sortir de ses gonds. En réalité, il est une âme généreuse et tendre. De l’éducation chrétienne, s’il n’a pas enlacé la foi, il a retenu les préceptes. Toujours prêt à donner sans attendre quelque chose en retour. Une antinomie à lui seul, partagé entre le réel et le fictif, ne sachant plus où donner de la tête. Dénaturé par la nature de son boulot, lunatique à souhait et incapable de deviner le vrai du faux. La rancœur accumulée l’a transformé, devenu suppôt de l’aigreur et la rage. Un feu qui brûle en son for intérieur, que l’on ne saurait éteindre. Un volcan qui menace d’exploser à tout moment, calcinant ses organes et le détruisant au passage. Il préfère les poings serrées aux joues humides, pour démontrer le mal-être qui semble s’être emparé de lui.

poids :
73 kg
alcool :
3 verres
cigarettes :
10 à 20 par jour


la chanson la plus écoutée en boucle :
Sober Lorde


conclusion de votre vie. Il regrette d’avoir été dupe. De s’être laissé berner comme le dernier des idiots par un manipulateur dont il ne voulait pas voir le vrai visage. Il ne regrette néanmoins pas d’avoir persévéré dans une voie qui ne lui plaisait guère, puisqu’aujourd’hui, les possibilités sont beaucoup plus agréables. Mais ce qu’il déteste le plus dans l’histoire, c’est d’avoir laissé ce monde le changer, devenu le pantin de la presse. Les fils invisibles, il n’y avait prêté attention que trop tard, lorsque sa nature avait fini par être irrémédiablement affectée. Il n’aspire plus à rien, si ce n’est d’aider les autres, songe à rentrer dans l’associatif afin de venir au secours du maximum de personnes.

(un) Le dernier, un peu ignoré, lorsque les parents s’étaient enfin habitués à ne plus entendre les braillements de bébés dépendants. Le destin d’Eliott avait été d’être le benjamin qui venait rompre l’équilibre entre garçons et filles, après cinq ans de paix. Lorsque les géniteurs avaient enfin remercié le Seigneur pour leurs nombreux enfants et étaient reconnaissants d’avoir deux de chaque, priant pour un futur glorieux pour chacun d’entre eux. En bons chrétiens, ils n’avaient jamais eu recours à la contraception et l’avaient accueilli à bras ouverts. Mais ils savaient pertinemment tous deux qu’il était l’enfant de trop, dont ils ne sauraient pas prendre soin. L’accident, l’inattendu, l’incident impromptu. (deux) Bien entendu qu’il avait été aimé. Mais ce n’était pas pareil. Après les quatre premiers, l’amour n’était pas source inépuisable. Les attentions n’étaient pas aussi omniprésentes, l’on n’avait pas tenté l’impossible pour satisfaire ses caprices. Il n’avait pas le rôle le plus facile, moqué par ses frères et dérangeant aux yeux de ses sœurs. La vérité est qu’Eliott se sentait seul, la différence d’âge le propulsant dans les bassesses de l’indifférence et l’inconsidération. (trois) Il n’en était jamais proche, mais il avait appris à le haïr, ce frère aux propos révoltants. N’ayant jamais particulièrement appréciateur des préceptes du christianisme, l’aîné n’avait pas du tout contribué à améliorer sa vision. Extrémiste à l’impossible, dégoûté pour tout ce qui sort de l’ordinaire selon lui. Une liste longue dont on ne saurait arriver au bout, énumérer tout ce qui le révulse prendrait bien trop de temps. Finalement, ses multiples atrocités commises loin des yeux des parents étaient apparues au grand jour, lorsqu’il avait déployé sa cruauté sur un jeune homme qui n’avait rien demandé. Homophobie dégueulasse, fléau de l’humanité parmi tant d’autres, et une âme juvénile avait perdu la vie face à la brutalité d’un connard sans foi ni loi. Dieu n’existe pas, et la création des êtres humains, de tels rebuts loin d’être émérites en est la preuve ultime. Tous étaient choqués et attristés du devenir du plus âgé, sauf lui. Il savait déjà. (quatre) Les choses avaient dégénéré petit à petit. Les parents étaient devenus plus sévères, plus exigeants, surveillaient leurs enfants avec la peur à l’âme. La situation devenait invivable, Eliott voulait partir loin d’ici. Il rêvait toujours de voyager, de découvrir de nouveaux horizons au lieu d’être retenu sur ce Londres bien trop cher pour eux. Mais la pauvreté induisait le cycle vicieux, le retenait sur terre tel un boulet attaché à son pied. Et aucun espoir pour lui de s’envoler loin de ce bordel et de cette vie dont il ne voulait pas. Même ses notes n’étaient pas assez bonnes pour qu’il puisse obtenir une bourse afin de quitter l’Angleterre. (cinq) C’est lorsqu’il avait dix-neuf ans que le retournement de situation s’était produit. Repéré au détour d’une ruelle alors qu’il cherchait du pain sous l’œil de plus en plus terne de la génitrice, une proposition alléchante lui avait été faite. Il ne pouvait dire non. C’était tout bonnement inconcevable. L’opportunité de partir l’avait grisé, et bien que ce n’était pas là la perspective d’avenir qu’il s’imaginait, il avait tout de suite accepté de se rendre au casting et avait entamé une longue carrière dans le mannequinat qui n’avait bien entendu pas attiré les bonnes faveurs de Père et Mère. (six) Il y a bien eu une fille pour laquelle il avait développé des sentiments assez puissants. Peut-être est-elle la majeure raison pour laquelle il avait été anesthésié, intolérant à ces bêtises qui le débectent. Elle s’appelait Nora, beauté hivernale anglaise, chevelure aux couleurs de blé et accent légèrement prononcé en une douce mélodie qui l’avait envoûté. Aussi indomptable que l’océan, aussi sournoise qu’une fille de Poséidon. Elle lui avait filé entre les doigts comme le torrent irrépressible qu’elle est, l’avait amadoué, séduit pour mieux le détruire. (sept) David était son premier agent. Celui qui l’avait repéré, qui avait compris qu’Eliott était la poule aux œufs d’or à exploiter au maximum. Huit ans qu’il est resté à ses côtés, convaincu qu’il ne voulait que son bien. Mais à force de s’égarer, de ne plus se retrouver, de se voir changer du tout au tout, il avait décidé de changer de direction. Réalisant qu’il ne restait avec David que parce que celui-ci était son premier agent, et qu’il avait peur de ne pas être récupéré par un autre malgré son succès. (huit) Les rumeurs sur son caractère avaient bien voyagé. On le décrit comme étant un enfant gâté, se confondant en insultes et en insanités lorsqu’il n’obtenait pas ce qu’il voulait. Pourtant, c’est loin d’être la vérité. Ou plutôt ce n’est pas ce qu’il est réellement. Ce sont des changements qui avaient opéré au fur et à mesure que la frustration était devenue le lot de son quotidien. L’impression de n’avoir aucun contrôle sur son existence l’avait mené à tout remettre en question et à devenir cet être agressif et colérique qu’il déteste plus que tout. (neuf) Milo a été le sauveur non-escompté. L’agent qui l’avait recueilli sans poser de questions, lorsqu’il était persuadé qu’il allait devoir mettre un terme à sa carrière devenue trop étouffante. Milo est devenu la raison pour laquelle il devait poursuivre. Le rendre fier et lui donner raison de lui faire confiance. Petit à petit, il reprend goût à ce monde de paillettes qu’il n’avait pourtant jamais apprécié, et découvre le plaisir de faire du bon boulot. Peut-être est-ce même la perspective de faire plaisir à son nouveau agent qui le pousse à continuer et à ne pas se laisser abattre. (dix) Il fut une époque où il avait perdu le contrôle de son corps. Il n’obéissait à aucun de ses ordres. Il était resté paralysé, dans son propre lit, pendant plus ou moins trente-six heures. Les yeux grands ouverts, dans l’impossibilité de dormir. Après avoir consulté des médecins, ils en ont conclu que c’était purement psychologique. Quant à l’origine précise, ils n’avaient jamais pu la découvrir. Il faut dire qu’Eliott est loin d’être bavard, concernant son passé. De cette expérience mémorable et désagréable, il garde quelques tics. Ou plutôt des TOC, qui ressurgissent lorsqu’il s’y attend le moins. Compter jusqu’à un certain nombre, vérifier qu’il n’a rien oublié en sortant, descendre les escaliers trois par trois, palper toutes les régions de son anatomie pour vérifier qu’il va bien. (onze) Sous ses airs de petit malin, derrière les mots crus et les moqueries cruelles se cache un enfant qui n’a jamais connu le vrai bonheur. Une entité qui n’a besoin que d’un peu d’amour pour subsister, tout en évitant de céder à ces pulsions qui le conjurent de se laisser aller. Eliott est un homme qui avance toujours à contre-courant, attendant sans impatience le jour où tous ses efforts seront réduits à néant. Le jour où le torrent reprendra ses droits. (douze) Mensonges qu’il assène l’un après l’autre. Mythomane confirmé, il s’invente des vies avec une aisance incroyable. Pour lui, la réalité n’appartient qu’à lui et il ne veut la partager avec personne. Alors, il ment comme il respire. Et les fables s’en viennent très facilement. Baratineur efficace, que rien ne tracasse. La seconde nature qui le colle comme une autre enveloppe. Le fiel et le miel se déversent de sa bouche où perle la malice. Vérités déformées au gré de ses caprices. (treize) S’il y a bien une chose qui l’insupporte et qui le fait grincer des dents, sans pour autant lui faire péter un câble, ce sont les gens qui font du bruit en mangeant. Il ne peut juste pas s’empêcher de lancer une remarque acerbe pour laquelle il s’excuse par la suite. (quatorze) L'idée de se retrouver un jour seul, entièrement seul, le terrifie. Il a cette phobie d’un silence de plomb. Ses tympans doivent perpétuellement rester fonctionnels. Il ne tolère la solitude qu’à petites doses, lorsque lui-même s’isole pour remettre de l’ordre de ses pensées. S'éloigner de quelqu'un pour quelques jours, du monde entier pour quelques heures. Là sont des actes qu’il choisit et qu’il apprécie. Mais être esseulé parce que tout le monde l'aurait abandonné, amours éphémères et amis temporaires, c'est plus qu'il ne pourrait supporter. Il n'existe pas sans la compagnie des autres, son sang se glace lorsqu’aucun son ne le réconforte. Il ne peut pas respirer sans quelqu'un d'autre à ses côtés pour le calquer. (quinze) Il ne tient pas du tout l’alcool. Deux verres sont suffisants pour le rendre tout particulièrement sensible à la plaisanterie de mauvais goût. Des éclats de rire s’en ensuivent, et il commence à faire le bouffon. Il lui suffit de dépasser le troisième pour devenir fou, facilement malléable, répondant à toutes les directives qu'on pourrait lui donner. Amuser la galerie devient alors son but primordial. (seize) Les poumons déchirés. Il enchaîne les cigarettes comme les bonbons. Si ses poumons pouvaient hurler, ils le feraient d’indignation. Fumant comme un pompier, il se prend tout le temps des remarques qu’il rejette en disant qu’il rêve de mourir avant la quarantaine. (dix-sept) Il est tout à fait contre la violence physique. Il ne supporte pas de voir deux individus se battre, et la guerre est un poids sur son cœur qui le bouscule et qui le traumatise. Il ne peut pas regarder un reportage sur l’utilisation des armes ou sur des guérillas brutales sans avoir les larmes aux yeux.  (dix-huit) Il a toujours nourri le secret espoir de devenir végétarien sans pour autant s’y résoudre. Il n’a toujours pas oublié les carences alimentaires dont il souffrait plus jeune, et il ne veut plus jamais prendre cette voie à nouveau, quitte à devoir se forcer de manger de la viande dont il n’apprécie pas le goût. (dix-neuf) Les moins fortunés que lui prennent en assaut son cœur. Pitié qu’il éprouve pour ceux qui n’ont pas réussi. Il aurait pu être l’un d’eux si le destin avait décidé de faire de lui un paria. Et pour cette raison, il donne. Il donne sans trop y penser. Générosité parfois mal placée, en repensant au passé ponctué de privations et de déceptions. (vingt) Il a une peur bleue de l'altitude, des toits où se dresse l’horizon en peinture conquérante. L'homme n'est pas fait pour voler, selon lui. Prendre l’avion est une phobie qu’il entretient depuis son plus jeune âge. Le jour où il y a été obligé, il en a gardé des séquelles, traumatismes qui rôdent sous la surface de sa confiance. Le vertige vient lui couper le souffle, sa vue floute, ses poils se hérissent. Son assurance s’étourdit et se meurt dans un râle sinistre. Le sang se glace, le ciel n’est vraiment pas fait pour lui. Le tour du monde qu’il rêve de faire, il le fera à pieds, en car, en voiture, en vélo, en bateau. Jamais par la voie des airs. Et jusqu’ici, il s’en est toujours tiré pour éviter de mettre le pied à bord d’un avion.
ton groupe :- DE 29 ANSton avatar :Taron Egerton


pseudo, prénom :Yansim.combien de bougies ?22.d'où viens-tu ?France.comment t'as atterri ici ?Bazzart.


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Sujet: Re: { MODELE DE PRESENTATION } ( le Lun 28 Aoû - 11:02 )
It's so fucking easy to fall in.now that this ain't what you promised And tell me how to crawl outta love
On dit que l’alcool n’est pas la solution à tous les maux, et c'est tout à fait juste. Ce dicton est absolument vrai. Néanmoins, il contribue à les apaiser, voire même les accepter ou les oublier l’espace de quelques instants. Des moments de répits dans une certaine tourmente sociale. Un verre à vin à la main rempli d'un bon blanc italien acheté spécialement pour cette occasion, Rachele se trouvait sur le sofa de sa meilleure amie et lâchait ses malheurs comme chez le psy. Après tout, les deux amies se connaissent depuis tellement d’années maintenant que l’une comme l’autre n’avait plus aucun secret et chacune possédait sur l’autre un certain pouvoir énergisant et, le plus souvent, réconfortant. « Je lui ai donné quand même vingt-ans de ma vie. » S'exaspérait-elle en buvant une autre gorgée de cet élixir, certaines images de son mariage hantant encore son esprit. Elle se pinçait les lèvres, le regard se perdant quelques secondes dans les souvenirs d’une vie commune dévastée. « Je crois que je me mentais à moi-même dans notre union, il y a longtemps que les sentiments se sont fanés. Peut-être est-ce ma fierté qui s’est retrouvé blessée à la place de mon coeur. » Songeait-elle à voix haute en haussant les épaules. Surprendre son mari dans les bras d’une autre est une chose, mais dans ceux d’une amie proche de la famille, il y a de quoi devenir hystérique et d’être envahi par un sentiment de trahison. Comment ont-ils pu en arriver là ? Ce mariage semblait avoir si bien commencer et promettre un bel avenir. Voici maintenant la manière dont tout ceci se termine après tant d'années à se fourvoyer. « Peut-être ai-je été plus une mère pour mes enfants qu'une amante pour mon époux ? » En vint-elle a se culpabiliser. La faute en revenait probablement à chacun d'entre eux. Chacun avait ses tords, songeait-elle. « Fallait bien que quelqu'un s'occupe des gosses. Il l'aurait fait lui ? Non, bien trop occupé à être au travail, probablement avec la secrétaire ! Il y a toujours une secrétaire dans ce genre de plan foireux. » Lâchait sa meilleure amie d'une seule traite. Elle ne le portait pas dans son coeur depuis leur première rencontre et ne s'en était jamais vraiment cachée d'ailleurs à travers sa manière de lui répondre ou d'en parler. Mais elle estimait avant tout que son amie était assez grande pour prendre ses propres décisions. « Ce mec est un con, Rachele ! Tu ne devrais pas te morfondre pour un type qui n’a jamais eu de considération pour toi et tout ce que tu as entrepris. » La secouait-elle par ses mots car maintenant qu'ils divorcent, elle estimait pouvoir se lâcher un minimum. Il était vrai que l’amour et l’affection de leurs premières années s’étaient lentement éteints. La monotonie du couple, le manque de partage au sein de la famille qui aurait du se construire des souvenirs à travers le temps, l’absence de communication, les remarques désagréables au quotidien, l’humiliation devant les enfants ou les amis, les réticentes qu’il lui implantait sous forme de doutes sur tous les projets qu’elle souhaitait entreprendre. Un peu de sa boisson descend une nouvelle fois le long de sa gorge. Ses lèvres posées sur le verre, toutes les images qu'elle préférait oublier survint à ses yeux. Elle les fermait instinctivement, espérant ainsi les chasser. « Allez, ma vieille ! Tu es maintenant libre. Aujourd'hui est le début d'une nouvelle vie. » L'encourageait sa meilleure amie en levant son propre verre comme pour porter un toast. Un léger rire provenant de la brune, elle observait cette femme devant elle qui ne cessait jamais de la surprendre. « Tu es pleine de ressources ! Mais je crois que j'ai épuisé les miennes dans ce mariage. » Haussait-elle les épaules, probablement trop défaitiste. Sa meilleure amie laissait échapper un grognement d'exaspération. « Rachele Ozzello, je vais devenir ta coach. » Annonçait-elle des plus solennellement. Attrapant le verre qu'elle tenait dans les mains, elle déposait les deux sur la table basse avant de claquer des mains. « Et ça commence maintenant. Va te préparer, on sort ! »

Le son des basses faisait tambouriner son coeur si bien que Rachele pouvait l'entendre raisonner à l'intérieur de son corps. Les deux meilleures amies se frayaient tant bien que mal un chemin jusqu'au bar parmi la foule imposante. « Il n'y a que des jeunes dans cette boite ! » S'exclamait-elle assez fort pour percer le volume de la musique électro. Moyenne d'âge approximatif : trente ans, si ce n'était moins. Les deux quarantaines n'étaient donc pas vraiment à leur place, et Rachele en particulier. « Je t'ai dis que j'allais te redonner une seconde jeunesse, non ? » Riait sa meilleure amie aux éclats. En voyant la mine plutôt réfractaire de la brune, elle empoignait sans plus attendre les shoots au comptoir qui venaient d'être commandé et lui en donna un. Avant même que cette fraîche divorcée puisse lui demander son contenu, son accompagnatrice lui lançait promptement : « Tais toi et bois ! » Quelques heures plus tard et après d'autres shoots de tequila ingurgités, elles se retrouvèrent ensemble sur la piste. Pour la première fois, Rachele pouvait s'éclater, danser et rire à en pleurer sans se soucier des représailles, mis à part à elle-même pour le mal de crâne dû à l'alcool qui s’incrustera le lendemain. De retour au bar à la limite de l’essoufflement, Rachele avait la tête qui tournait légèrement et d'une humeur joyeuse, elle prit sa meilleure amie dans ses bras. « Tu sais que je t'aime, toi ? » Lui ajoutait-elle dans un élan d'affection. Depuis le lycée, elles ne s'étaient jamais quittées et Rachele n'osait imaginer ce qu'aurait été ces dernières semaines si sa meilleure amie n'avait pas été là pour l'épauler et la soutenir. « Tu n'as jamais pu vivre réellement ta vie, Rachele. Aujourd'hui, ça va changer et je vais m'en assurer ! » Proclamait-elle, levant une nouvelle fois son verre et manquant d'en renverser la moitié sur le chemisier de la brune. Triquant une nouvelle fois, elles finirent leur shoot dans un cul sec. Claquant alors le verre sur le comptoir comme le veut la tradition, son amie vint ensuite la prendre par les épaules, d'un regard qui se voulait des plus sérieux. « Je vais te rédiger une liste de choses que tu devras entreprendre pour faire ton deuil. Un peu comme PS I love you sauf qu'il n'est pas mort, c'est juste un connard ! » Un rire s'extirpait des lèvres de Rachele. L'alcool délie les langues, c'est connu. « C'est entendu, coach ! Je finirai tout ce que vous me dîtes ! » Ajoutait-elle en se mettant au garde à vous. Un sourire malicieux sur le visage de sa meilleure amie lui fit comprendre assez rapidement qu'elle allait regretter ses dernières paroles. Et en effet, elle la fit pivoter sur elle-même pour la faire regarder droit en face. « Bien, première chose : tu vas aller voir ce gars qui n'arrête pas de te scruter. » Ajoutait-elle en lui désignant un gars sur un canapé, non loin de leur position. Bien évidement, il était accompagné de plusieurs types de son âge. « C'est un jeune ! » Protestait Rachele dans tous ses états et venant même jusqu'à supplier son amie de ne pas lui faire une telle chose. « Les cougars, c'est tendance. Allez, let's go ! » L'encourageait-elle d'une tape sur les fesses. Oh, malheur...
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